Eh bien oui, il est plus facile de pousser la porte du bonheur a deux. Mais ça tout le monde le sait. Lorsque je relis tout ce que j'ai pu jeter sur le papier ou ce que j'ai osé confier je deviens nostalgique. Je ne comprends pas pourquoi je cherche tant à retrouver ce dont je voulais tant me défaire. L'or noir de mes pensées me laisse enfin vivre mais je n'ai de cesse de toutes les retrouver. Et c'est peut être pour me rassurer que je recherche toutes ces sensations de mal être que je connais si bien et que j'ai si longtemps côtoyé.
Je suis bien rester la, à affronté les moments "durs" de la vie en me les prenants en pleine gueule alors que j'aurais pu mettre mes mains devant le visage histoire d'éviter le plus de cicatrices. Mais a force de ne savoir quoi faire je n'ai rien fait et j'ai laissé les choses arriver et se passer. Comme si j'étais resté au milieu de la route attendant qu'un camion beine vienne m'écraser de plein fouet. Alors que j'aurais pu simplement marcher au bord de la route. On dit souvent qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Peut être qu'inconsciemment j'ai préféré me brûler tout de suite pour me rendre plus forte et insensible aux choses les plus bénignes.
Aujourd'hui j'ai vécu différentes morts. Je me suis noyé dans cette substance enivrante, je me suis faite écrasé par mes "échecs", et je suis tombé dans le vide, largué de toute confiance en moi. Alors oui j'ai été morte.
Mais dans ce présent, je retrouve une place. Elle n'est pas encore bien définit, elle est fragile et ne sera pas plus facile que la précédente, elle sera juste différente. Car je décide de tout, je reprends les commandes. Mon corps ne m'est plus étranger, oui c'est bien moi, j'assume enfin mon passé, ce présent et un certain futur qui me reste complètement remodelable.
Mais je me dégoûte parfois de parler si prématurément de se bonheur encore trop instable. Personne ne peut oublier ce que j'ai pu ressentir. Je crois que je suis enfin arrivée ailleurs. Je suis nul part. Je suis droguée de ces "descentes" qui survenaient lorsque je mettais à faire cogiter mes petits neurones.
J'ai toujours été écoeuré de voir les gens heureux. Pas parce que j'étais jalouse mais parce que je trouvais ça tout simplement absurde, niait. Je me dégoûte. Mais ce n'est pas plus grave que ça parce que je suis en phase avec moi-même. Enfin je crois. [J'ai arrêté de boire je me suis remise a croire.]
Je déteste ce que j'ai écrit. C'est une triste idée de choix dépassé. J'ai choisi de changer.