Je n'arrive plus a cibler la douleur, mon mal être se propage à travers ton mon corps. Sueurs froides, accompagné d'un profond dégout de ne toujours pas avoir réussi à me sortir de là ; ce putain de merdier dans lequel je me trouve. Je suis déchirée entre enfin tout exterioriser ou plutot tout refouler. J'en ai assez d'avoir l'impression de faire semblant. Semblant d'être bien et même parfois semblant d'être mal, je suis spectatrice de ma propre confusion. Toutes mes conneries sont trop solubles dans ma tête pour que je puisse faire la part des choses. Parfois j'ai envie de crier aux gens de me regarder, de m'aimer, mais comment pourrait-on aimer une fille banale ? à la pensé banale, aux attitudes prévisibles, au style copier coller, aux idées rafistolées de bout en pieces.
Bien sur que j'ai fait des choses que d'autre non pas fait mais est ce une bonne façon de ce différencier que d'enchainer les conneries ? J'aimerai sortir de mon enveloppe corporel, mon corps ne me suffit plus, je me sens trop à l'étroit, prise au piege par des expressions banals, une vie qui ne se distingue en rien de celle des autres.
Je n'arrive pas à garder un comportement stable. Certaines choses sont si faciles pour moi. Et pourtant ne plus croire en soit et se remettre en question l'espace de quelques minutes peut me faire changer du tout au tout.
L'idée d'être abandonné par les autres, d'être largué de toute choses positives ou autre me fait carément bloquer sur certaines choses qui devrait faire parties de mon quotidien.
Si je pouvais vomir pleurer ou crier tout ce que je ressens peut etre qu'on verrait qu'a l'interieur de moi les choses semblent différentes. C'est comme si j'étais équipé d'un décodeur qui exprimerait mes idées de façon banal pour faire en sorte d'être a n'importe quelle portée.
"Mais quel est cette odeur simpa ? fais péter l'sucre et la se-tas. Fais moi un bon café comme dans la publicité, la police et les jeunes pourront renouer le dialogue, tu verras que bientôt les gens ne prendront plus de drogue. Fais moi un bon café et tout va s'arranger."